Premier revers pour les progressistes russes - Pierre Avril

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Premier revers pour les progressistes russes - Pierre Avril

Message  Vivre Enrussie le Jeu 29 Sep 2011 - 5:56

27/09/2011 - http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/27/01003-20110927ARTFIG00872-premier-revers-pour-les-progressistes-russes.php

Le retour annoncé de Poutine se solde par le départ du ministre des Finances, Alexeï Koudrine.

Le ministre russe le plus respecté en Occident, Alexeï Koudrine, a été sacrifié sur l'autel de la stabilité politique. C'est ainsi qu'il faut interpréter la démission-limogeage de celui qui, depuis dix ans, incarne à la fois rigueur budgétaire et modernisme politique et qui s'est récemment exprimé en faveur d'élections libres.

Le fait qu'il fasse partie du premier cercle de Vladimir Poutine ne l'a pas empêché d'être lâché par son protecteur. Son principal tort : avoir critiqué la politique économique du président Dmitri Medvedev et tenté d'enfoncer un coin entre ce dernier et l'actuel chef du gouvernement, alors que les deux hommes s'apprêtent à échanger leurs postes. Un véritable affront pour le tandem au pouvoir, qui entend que la continuité politique prime sur toute autre considération. Dans la foulée, ce dernier a rempacé Koudrine par son adjoint, Anton Silouanov, un parfait inconu qui sera lui-même chapeauté par une étoile montante du gouvernement, Igor Chouvalov.

«Koudrine était vu comme un progressiste. Son départ porte un coup à l'image du pays auprès des investisseurs étrangers», s'inquiète le président de l'Association des banques régionales, Anatoli Aksakov. Il survient au moment où la crise européenne menace la Russie de ralentissement et où l'économie du pays, faute de débouchés domestiques suffisants, est confrontée à une fuite des capitaux. Avec l'ancien ministre des Finances, qui avait maintes fois souligné les dangers d'une économie «tout pétrole» et plaidé pour une accélération des réformes structurelles, les libéraux perdent un précieux avocat. À l'inverse, Vladimir Poutine n'a mentionné aucun de ces défis dans son discours de précampagne. «La tâche du pays pourrait être compliquée», estime l'agence de notation Standard & Poor's. Dans les chancelleries occidentales, le même flottement est perceptible.

Les États-Unis, qui ont fait du «reset» (redémarrage) avec la Russie la pierre angulaire de leur politique à l'Est, ne sont pas les derniers à s'inquiéter du probable retour au Kremlin de Vladimir Poutine. Officiellement, Washington «est prêt à travailler avec le prochain président russe, quel qu'il soit», a souligné le porte-parole du département d'État, Mark Toner. Néanmoins, Barack Obama a longtemps joué la carte Medvedev, avant que l'Administration américaine s'aperçoive que le dauphin ne briguerait pas un second mandat. Poutine garde une méfiance instinctive à l'égard de Washington, héritée de l'ère Bush et des promesses de coopération non tenues (notamment sur le projet de déploiement d'un bouclier antimissile). Des griefs dont l'actuel premier ministre avait abreuvé Obama lors de sa dernière visite à Moscou. Bien qu'il soit l'un des artisans du «reset», le futur ambassadeur à Moscou, Michael McFaul, est réputé sensible aux doléances des ONG russes qui, elles, se plaignent du recul des libertés enregistré sous l'ère Poutine.

Plus européen qu'atlantique
Côté européen, le fatalisme, voire l'indifférence, domine. Medvedev, qui pensait se prévaloir de ses succès diplomatiques pour espérer conserver son poste, n'a obtenu aucune contrepartie des Européens. Ainsi de la politique d'assouplissement des visas, réclamée en vain par le chef du Kremlin.

«Avec Poutine, la position nationaliste russe sera plus affirmée, il faudra gérer ça», prévoit un diplomate, qui souligne l'incapacité de Poutine à «accepter une évolution démocratique, à la différence de Medvedev». Les Européens se consolent en soulignant que le futur président russe a toujours été, par tropisme, plus européen qu'atlantique.

Edmond a écrit:
J'ai devant moi l'interview qu'Aksakov avait donnée le 27 septembre 2011. J'ai vainement cherché ce qui nous est donné par M. Avril comme les paroles d'Aksakov, à savoir «Koudrine était vu comme un progressiste. Son départ porte un coup à l'image du pays auprès des investisseurs étrangers».
Et vous avez deviné que je ne les ai pas trouvées!
Par contre, il y a la question du journaliste : Certains observateurs prévoient une réaction négative du marché au départ de Koudrine. Ils pensent que cela va décourager les investisseurs étrangers. et la réponse d'Aksakov : Il ne faut pas surestimer le rôle de la personnalité sur le marché. Aujourd'hui, l'influence de n'importe quelle personnalité aussi grande qu'elle soit, n'a pas d'importance fondamentale. Ce sont les facteurs économiques fondamentaux qui ont de l'importance, comme le prix du pétrole. Le prix du pétroile a grimpé, le cours du rouble s'est renforcé et les marchés ont monté.Le départ de Koudrine n'y est pour rien. La même chose on peut la dire en ce qui concerne les investisseurs étrangers.
Bien que leur majorité ont beaucoup de respect pour lui, il ne faut pas oublier qui porte la responsablité pour le fait que pendant les bonnes années, lorsque le prix du pétrole augmentait, nous n'avons pas pu diversifier l'économie. Et c'est l'une des principales raisons des problèmes financiers et économiques qui apparaissent.

Ma question est la suivante : M. Avril se permettrait-il de répondre à la place d'Aksakov, maintenant, et de corriger dans la réponse de ce dernier ce qui ne lui convient pas?
Et ça s'appelle comment en bon français?

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Re: Premier revers pour les progressistes russes - Pierre Avril

Message  Vivre Enrussie le Ven 30 Sep 2011 - 7:42

Edmond
Mrhorse, vous avez bien compris, j'espère, que ma question n'était pas là. Un journaliste a-t-il le droit de faire dire à quelqu'un ce qu'il n'a pas dit et, de plus, quelque chose qui est en contradiction avec ce qu'il avait dit en réalité? Ce qui m'intéresse c'est le point de vue moral et juridique.

Le 28/09/2011 à 22:31 - mrhorse
Edmond, éthiquement c'est douteux car sa signature doit être notre garantie.
Pour moi, c'est embêttant car j'utilise les analyses de Pierre Avril pour faire ma propre opinion sur la Russie (j'utilise aussi d'autres sources), mais je n'ai clairement pas le temps de vérifier.
(...) Mr Horse c'est plutôt Mr Ane...

Le 29/09/2011 à 10:04 - Edmond
Je pense même que c'est plus que douteux, d'autant plus que M. Avril utilise le terme qu'il a lui-même inventé «progressiste» pour coller l'étiquette sur Koudrine mais en même temps celle de «sous-entendus regressistes» à tous les autres. C'est un mensonge flagrant fabriqué de toutes pièces. Pour que vous puissiez vérifier, je vous donne le lien :
www.vz.ru/politics/2011/9/27/525672.html

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