Le souvenir de Normandie-Niémen reste vivace en Russie - Benjamin Quénelle

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Le souvenir de Normandie-Niémen reste vivace en Russie - Benjamin Quénelle

Message  Vivre Enrussie le Sam 8 Mai 2010 - 8:44

07/05/2010 - http://www.la-croix.com/Le-souvenir-de-Normandie-Niemen-reste-vivace-en-Russie/article/2424801/4077

Pour la première fois, des soldats français vont participer, sur la place Rouge, à la traditionnelle parade militaire

« Des héros ! Ils ont ouvert la voie vers Berlin… » Artour Alfiorov, 13 ans, rayonne dès qu’il parle des exploits de l’escadron de chasse Normandie-Niémen, ce groupe de pilotes français et de mécaniciens russes qui, ensemble dès 1942 sur le front est, ont combattu les avions de l’Allemagne nazie. « Ils ont prouvé que les deux armées pouvaient être partenaires et gagner face à Hitler. »

Gamin de Moscou parmi d’autres, Artour Alfiorov n’est pas une exception en Russie où, bien davantage qu’en France, l’histoire du « Normandie-Niémen » est largement connue de génération en génération. Dans les livres et à la télévision, c’est l’un des faits marquants de la Seconde Guerre mondiale. Nombreuses sont les villes à lui consacrer des musées. Et plusieurs écoles portent ce nom de légende.

C’est le cas de l’école 712, simple établissement moscovite. Ses 600 élèves ont accueilli mercredi 5 mai les membres du régiment français de chasse Normandie-Niémen, héritiers de cet escadron envoyé par le général de Gaulle, qui défileront dimanche sur la place Rouge. Ces 75 soldats seront les premiers Français à participer à la traditionnelle parade militaire du 9 mai, date de la victoire pour les Russes en 1945, devenue la fête nationale la plus sacrée.

Des régiments américains et britanniques défileront également. Et, dans la tribune du 65e anniversaire de la fin de « la grande guerre patriotique » de l’URSS, le président Nicolas Sarkozy sera présent aux côtés d’autres chefs d’État.
« En 1945, nous avons gagné côte à côte »

« En 1945, nous avons gagné côte à côte. C’est avec honneur, fierté et beaucoup d’émotion que nous défilerons avec nos amis russes ! », se réjouit le lieutenant-colonel Fabien Kuzniak qui a été reçu avec ses hommes sous les applaudissements et les drapeaux à l’école Normandie-Niémen. Une fête à la gloire des vétérans et de l’amitié franco-russe : chaleureuses embrassades, ballons bleu, blanc et rouge, haies d’honneur des élèves, gros nœuds dans les cheveux des filles, musiques de la victoire, discours pompeux, remise de cadeaux, concert et danses…

Les soldats français ont aussi visité la petite salle retraçant l’histoire de l’escadron. Émouvant et surprenant musée. L’un des murs est couvert de petites photos en noir et blanc des héros russes et français. Se font aussi face les portraits géants de Staline et du général de Gaulle et un cliché plus discret d’une cérémonie avec les présidents Poutine et Chirac.

La présence de Staline ne semble troubler personne. « C’était notre leader pendant la guerre. C’est notre histoire », insiste Tatiana Eriomenkova, directrice de l’école qui reçoit régulièrement la visite de vétérans. « Ils ont combattu comme des frères sous le feu des avions. Aujourd’hui, ils nous transmettent leur énergie… », confie-t-elle avant de lever son verre avec ses invités pour le premier des toasts à la vodka.
« Un important symbole »

« Les Français ont aidé les Russes à vaincre le mal du XXe siècle. Votre participation au défilé du 9 mai est un important symbole ! », lance Anatolii Fetissov, président de l’association russe des vétérans Normandie-Niémen et heureux maître de cérémonie. Des toasts conclus par les inévitables « hourras » militaires.

« Pour les Russes, la grande guerre est avant tout synonyme de sacrifices. C’est un événement sacré, explique le général Jean Maurin, attaché de défense à l’ambassade française de Moscou, lui aussi invité à l’école. Le fait que des pilotes français soient venus aider l’Armée rouge dès 1942, avant même le tournant de la bataille de Stalingrad, continue de marquer les esprits. »

Sans oublier toutes les histoires de fraternité d’armes entre pilotes français et mécaniciens russes. « Je n’oublierai jamais Maurice, Robert et Pierre… Nous avons gagné ensemble », glisse Vladimir Soboliev, l’un des vétérans russes, 83 ans. Dimanche, il sera sur la place Rouge pour voir défiler les soldats français.

ps: Normandie Niemen est présente dans l'exposition permanente du Musée des Armées de Moscou.
http://www.cmaf.ru/pages/z_16.htm

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Normandie-Niémen va revenir au Bourget

Message  Invité le Mer 22 Sep 2010 - 12:23

Secret défense a écrit:Faute de visiteurs et d'argent, le Mémorial Normandie-Niémen des Andelys (Eure) va fermer à la fin de l'année pour rejoindre, fin 2011, le Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, nous apprend mon confrère Pierre-Marie Giraud de l'AFP, dans une récente dépêche.

Ce départ de la petite ville normande, où le Mémorial est installé depuis une vingtaine d'années, marque la fin d'une crise marquée par l'arrêt, en 2008, des subventions du ministère de la Défense et de la municipalité, selon Claude Lemée, président du Mémorial.

Ce déménagement devrait donner une plus grande visibilité au Neu-Neu, ce régiment de chasse français qui combatît au sein de l'Armée soviétique, de 1943 à 1945. Le Mémorial des Andelys n'accueillait en effet pas plus de 2000 visiteurs par an. Au Bourget, un espace de 250 m2, présentant objets, documents, affiches, sera dédidé à cette unité. Un Yak est déjà exposé.

Le Normandie-Niémen, dont 42 pilotes seront tués sur 97, fut la première formation de chasse française avec 273 victoires homologuées lors de 5.240 missions et 869 combats. Elle comptera 21 Compagnons de la Libération et quatre Héros de l'Union soviétique. Début juin 1945, pour récompenser les pilotes français, le maréchal Staline fait don aux survivants de leurs avions Yak 3 qui se posent le 20 juin au Bourget devant une foule immense.

Après la guerre, les survivants organisent des expositions dans toute la France avant que la mairie des Andelys, où était né l'un des pilotes du "Neu-Neu", Marcel Lefèvre, n'accueille en 1992 le Mémorial Normandie-Niémen.

Aujourd'hui, les survivants ne sont plus que six (quatre pilotes et deux mécaniciens), dont Roland de la Poype, 90 ans, dernier Compagnon de la Libération et dernier Héros de l'Union soviétique de l'unité.
L'article à lire ici.
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