De l’art d’éviter certains restaurants à Sushi... - François Perreault

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De l’art d’éviter certains restaurants à Sushi... - François Perreault

Message  Vivre Enrussie le Mar 27 Avr 2010 - 16:00

20/04/2010 - http://www.lefigaro.fr/publiredactionnel/2010/04/20/06006-20100420ARTWWW00522-de-lart-deviter-certains-restaurants-a-sushi.php

Deux semaines qu’il est à Moscou, et Jean-Pierre n’a toujours pas savouré les plaisirs de la gastronomie locale. Mais ce soir, c’est l’occasion ou jamais d’inviter la vaporeuse Miroslava, dont les faux cils battent au rythme des passages de notre ami à travers le bureau.

Jean-Pierre a choisi Sushimaki, dont la publicité assure qu’il s’agit du centième restaurant japonais à ouvrir ce mois-ci. Dès l’entrée, un premier obstacle : il faut passer l’épreuve de l’okhranik, personnage patibulaire à la fois sécurité et porte-manteau. Impossible de passer sans laisser son perfecto : Jean-Pierre vide ses poches, et c’est donc les mains pleines qu’il accompagne son Envoûtante dans la salle sombre où l’on diffuse en boucle la finale Miss Hong-Kong de l’année dernière.

Une dizaine de couples occupe déjà les lieux, dans une configuration russe : madame et monsieur, côte-à-côte sur la banquette, se roulent des galoches tandis que les chaises qui leur font face sont inutiles. Le tête-à-tête à la russe, c’est plutôt un gauche-à-droite.

Après 20 minutes d’attente, l’une des dix serveuses de l’établissement (qui compte trente couverts) estime qu’il est l’heure de s’enquérir du choix de nos tourtereaux. Après avoir hésité entre les makis californiens (on n’en a plus), les brochettes japonaises (une heure d’attente) et la soupe aigre-douce (seulement demain), Jean-Pierre opte pour les sushis de saumon. Côté bière, entre la Leffe (dont le fût doit être changé) et la Blanche (on n’en a plus), notre camarade choisira finalement une bonne vieille Simiorka – il faut bien encourager le commerce local.

La discussion agréable permet d’oublier l’attente. De toute évidence, les douze serveuses (j’en avais oublié deux, à droite) sont en rodage, tout comme les quatre cuisiniers vaguement japonisants, originaires de Kirghizie, les six femmes de ménage originaires du Tadjikistan et l’okhranik originaire du ministère de l’Intérieur. La patience a payé. Voilà les mets qui arrivent, dans l’ordre habituel : les sushis sont servis en même temps que le cheese-cake du dessert, tandis que la petite soupe miso vient, elle, au moment où Jean-Pierre termine le gâteau, avec la seconde bière qu’il avait commandée à l’arrivée des sushis. Son Amante a reçu en premier la soupe, mais puisqu’il n’y avait finalement plus de sushis, elle a dû attendre un peu avant de recevoir les makis californiens, portés disparus mais visiblement retrouvés, qui feront passer le café servi avec la soupe.

Repus, heureux, le couple se retire pour une nuit torride qui n’aura cependant pas lieu : c’est vrai qu’il avait quand même une drôle de tête, ce saumon.

1- Cet article est publie dans la section "Ces sacres russes" sous la rubrique miroir "Ces sacres français".

2- Oui cela sent fort le récit autobiographique et oui tous ceux qui ont mis les pieds un jour dans un restaurant a Moscou ou ailleurs ont été confronte a ce genre de situation.

3- Mais après 4 ans d'expatriation a Moscou il est incapable d'aller dans un restaurant avec des produits et un service de qualité ou il ne va pas payer plus cher??

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Re: De l’art d’éviter certains restaurants à Sushi... - François Perreault

Message  Alexandre LATSA le Mar 27 Avr 2010 - 18:11

Arthur a écrit:20/04/2010 - http://www.lefigaro.fr/publiredactionnel/2010/04/20/06006-20100420ARTWWW00522-de-lart-deviter-certains-restaurants-a-sushi.php

Deux semaines qu’il est à Moscou, et Jean-Pierre n’a toujours pas savouré les plaisirs de la gastronomie locale. Mais ce soir, c’est l’occasion ou jamais d’inviter la vaporeuse Miroslava, dont les faux cils battent au rythme des passages de notre ami à travers le bureau.

Jean-Pierre a choisi Sushimaki, dont la publicité assure qu’il s’agit du centième restaurant japonais à ouvrir ce mois-ci. Dès l’entrée, un premier obstacle : il faut passer l’épreuve de l’okhranik, personnage patibulaire à la fois sécurité et porte-manteau. Impossible de passer sans laisser son perfecto : Jean-Pierre vide ses poches, et c’est donc les mains pleines qu’il accompagne son Envoûtante dans la salle sombre où l’on diffuse en boucle la finale Miss Hong-Kong de l’année dernière.

Une dizaine de couples occupe déjà les lieux, dans une configuration russe : madame et monsieur, côte-à-côte sur la banquette, se roulent des galoches tandis que les chaises qui leur font face sont inutiles. Le tête-à-tête à la russe, c’est plutôt un gauche-à-droite.

Après 20 minutes d’attente, l’une des dix serveuses de l’établissement (qui compte trente couverts) estime qu’il est l’heure de s’enquérir du choix de nos tourtereaux. Après avoir hésité entre les makis californiens (on n’en a plus), les brochettes japonaises (une heure d’attente) et la soupe aigre-douce (seulement demain), Jean-Pierre opte pour les sushis de saumon. Côté bière, entre la Leffe (dont le fût doit être changé) et la Blanche (on n’en a plus), notre camarade choisira finalement une bonne vieille Simiorka – il faut bien encourager le commerce local.

La discussion agréable permet d’oublier l’attente. De toute évidence, les douze serveuses (j’en avais oublié deux, à droite) sont en rodage, tout comme les quatre cuisiniers vaguement japonisants, originaires de Kirghizie, les six femmes de ménage originaires du Tadjikistan et l’okhranik originaire du ministère de l’Intérieur. La patience a payé. Voilà les mets qui arrivent, dans l’ordre habituel : les sushis sont servis en même temps que le cheese-cake du dessert, tandis que la petite soupe miso vient, elle, au moment où Jean-Pierre termine le gâteau, avec la seconde bière qu’il avait commandée à l’arrivée des sushis. Son Amante a reçu en premier la soupe, mais puisqu’il n’y avait finalement plus de sushis, elle a dû attendre un peu avant de recevoir les makis californiens, portés disparus mais visiblement retrouvés, qui feront passer le café servi avec la soupe.

Repus, heureux, le couple se retire pour une nuit torride qui n’aura cependant pas lieu : c’est vrai qu’il avait quand même une drôle de tête, ce saumon.

1- Cet article est publie dans la section "Ces sacres russes" sous la rubrique miroir "Ces sacres français".

2- Oui cela sent fort le récit autobiographique et oui tous ceux qui ont mis les pieds un jour dans un restaurant a Moscou ou ailleurs ont été confronte a ce genre de situation.

3- Mais après 4 ans d'expatriation a Moscou il est incapable d'aller dans un restaurant avec des produits et un service de qualité ou il ne va pas payer plus cher??

De pire en pire, la je ne comprends pas le choix de "pour la russie d'aujourd'hui" ..
Hallucinant, comme si on ne pouvait manger correctement dans un "sushibar quelconque" à Moscou !

D'expérience en plus, il ne m'est jamais arrivé de manquer de quoi que ce soit, que ce soit chez Ekatoria ou Yaposha, et bien au contraire les serveuses sont trop pressantes plutôt que trop longues ...

Pour bien manger, pardon pour TRES bien manger japonais à Moscou, soit pour envouter une envoutante ou alors pour se faire plaisir, je conseille par exemple l'Aozzora
http://www.aozzora.ru/

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Été = mayonnaise + vodka

Message  Vivre Enrussie le Ven 21 Mai 2010 - 21:26

http://fr.rbth.ru/articles/2010/05/19/ete_mayonnaise_vodka.html

Un commentaire:

Robert:
- Je trouve cet article et les autres de ce François Perreault absolument aberrants ...

Cet article sur les Shashliks est du n'importe quoi, et il cumule tous les stéréotypes les plus ridicules ..


- dacha = bicoques

- alcoolisme

- environnement moyen (etang moyen, avion, antenne ..)

etc etc

Il suffit d'aller à Srebrenia Bor ou Krilatskoe pour être en pleine nature sans bruit ..

Je doute que l'image de la Russie s'améliore avec de tels articles qui appuient bien sur les préjugés stupides que les médias Francais sont les premiers à véhiculer ...

Je note que le plus ridicule est cet expatrié incapable de parler Russe ..

**

Autre exemple :

http://www.lefigaro.fr/publiredactionnel/2010/04/20/06006-20100420ARTWWW00522-de-lart-deviter-certains-restaurants-a-sushi.php

Qui peut faire croire à un Moscovite qu'il n'est pas possible de manger des sushis avec un service correct à Moscou ? Le moindre des Yaposhas le permet .. Du saumon pourri à Moscou ? 20 fois moins de chances que ca arrive qu'à Paris, ou le prix sera 5 fois plus élevé .. Pour être intoxiqué à Moscou entre nous il faut faire un effort, ou alors ne pas avoir de chances ..

Peut être faut il renommer ce héros (imaginaire ?) qu'est François Perreault en " François Perrin" ?
05-19-2010

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Re: De l’art d’éviter certains restaurants à Sushi... - François Perreault

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