Sochi 2014 - ONG, début de la campagne officielle...

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Sochi 2014 - ONG, début de la campagne officielle...

Message  Vivre Enrussie le Lun 1 Mar 2010 - 12:21

27/02/2010
www.rsf.org/Sotchi-derriere-la-facade-des-Jeux.html

Le 28 février, lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver, Vancouver passera le relais à la prochaine ville hôte des Jeux en 2014, Sotchi.
Reporters sans frontières souhaite profiter de ce rare coup de projecteur sur une grande ville de la province de Krasnodar (Sud de la Russie), l’une des plus peuplées du pays sur les bords de la mer Noire, pour évoquer la situation de la presse locale.
L’attribution des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi a fait l’objet d’un traitement totalement univoque dans les médias locaux. Mobilisés derrière le mot d’ordre du Kremlin : "Les jeux à tout prix", ces derniers n’ont à aucun moment relayé les inquiétudes environnementales et les mouvements de protestation, notamment des habitants de la baie d’Imeritinskaya visés par un plan de déplacement forcé, sauf pour les taxer d’antipatriotisme. Mais il ne s’agit là que d’un signe parmi d’autres de la forte dépendance des médias locaux vis-à-vis du pouvoir.
À l’été 2009, la section allemande de Reporters sans frontières a réalisé une enquête de terrain approfondie dans sept régions russes, dévoilant une réalité contrastée et largement ignorée. Parmi ces régions, figurait la province de Krasnodar. Jusqu’à maintenant, l’"Atlas de la liberté de la presse en régions" (lien) réalisé à l’issue de cette étude n’avait été publié qu’en allemand. L’organisation publie aujourd’hui en français le chapitre consacré à la région de Krasnodar, ainsi qu’un résumé en anglais et en russe.
Il en ressort que les médias régionaux ont été mis en coupe réglée par le gouverneur pro-Kremlin, Alexander Tkatchov. Malgré la diversité des titres, la grande majorité d’entre eux sont étroitement dépendants des autorités régionales ou municipales.
Cette influence se traduit avant tout par un manque d’indépendance financière des médias. Dans un contexte économique rendu encore plus tendu par la crise et la baisse des recettes publicitaires, la concurrence auprès des annonceurs est déloyale. Avec le "registre des médias", les autorités locales ont entre les mains un instrument très efficace de contrôle des titres privés : ceux qui s’y inscrivent bénéficient d’importants avantages financiers, mais en contrepartie, ils acceptent de publier des contenus commandés par les autorités et de se soumettre à un étroit contrôle comptable.
Pour les quelques titres qui restent relativement indépendants de l’administration, comme l’édition locale de Novaïa Gazeta (Kubani) ou Tchernomorskaïa Zdravnitsa, la survie financière et les ennuis judiciaires sont des combats quotidiens.
Mais cette dépendance financière et l’auto-censure qui en découle n’excluent nullement des cas d’ingérence directe de l’administration dans l’activité éditoriale des médias locaux. Malgré de légers progrès, l’accès à l’information publique reste étroitement filtré.
Outre la campagne pour l’attribution des Jeux olympiques, le manque d’indépendance des médias de Sotchi s’est illustré de manière éclatante lors des élections municipales de début 2009, lorsque le candidat libéral Boris Nemtsov s’est présenté face au maire sortant Anatoli Pakhomov. Couvrant la campagne électorale de manière totalement partiale, la grande majorité des médias a contribué à dénigrer M. Nemtsov, les quatre chaînes de télévision locales relayant notammant un spot diffamatoire dans leurs journaux télévisés.
Dans son rapport d’enquête, la section allemande de Reporters sans frontières insiste sur la nécessité absolue de renforcer l’indépendance financière des médias régionaux, et notamment de supprimer les différences de traitement induites par le "registre des médias", pour briser la "verticale du pouvoir" entre l’administration et la presse locale. Le climat d’unanimité propre aux réjouissances sportives ne doit pas faire oublier cette réalité.

01/03/2010
www.themoscowtimes.com/news/article/media-in-sochi-area-face-major-pressure/400658.html

Pressure on media in the Krasnodar region is making fair coverage of preparations for the 2014 Sochi Games all but impossible, a media watchdog said Saturday, as the host city's mayor visited Vancouver to receive the Winter Olympics flag.

Local journalists confirmed to The Moscow Times on Sunday that regional and municipal authorities have been trying to keep a lid on dissenting voices. But the Olympics have merely shed light on an existing problem, rather than aggravating it, they said.

State-dependent publications were "press-ganged into supporting the Kremlin policy of 'the games at any cost'" without reporting on environmental and social concerns, "except to brand them as anti-patriotic," Reporters Without Borders said in a report on the situation in the Krasnodar region.

"The region's media have been brought under the thumb of its pro-Kremlin governor, Alexander Tkachyov," the report said.

The group said last year's election of Sochi Mayor Anatoly Pakhomov was not fairly covered in the local press and that financial dependence remains the biggest obstacle to independent journalism in the region.

"It may be a certain Cossack mentality typical of a border region, where historically there is paranoia about enemies all around," said Krasnodar-based journalist Yevgeny Titov, who has worked for two television stations, a radio station and two newspapers since 2004.

All of the publications — except his current employer, Novaya Gazeta — have faced pressure from the authorities, he said.

In 2005, it was common for the local television station to receive calls from the administration requesting a fair weekend weather forecast to help the governor promote tourism, Titov said. Reporters were told to make calls to the studio posing as students and pensioners during call-in sessions with the new Krasnodar mayor in 2004, and the channel was ordered by the mayor's office to give unfavorable coverage to the city's former leader.

Titov refused and was forced to resign after "being persecuted for political reasons at editorial meetings," he said.

Regional authorities keep an official media register of publications that receive advantages in exchange for political loyalty, the report said.

This year, about 100 newspapers, television and radio stations, were on the list, according to a decree on the regional administration web site. Benefits include subsidies on paper and distribution expenses.

The Krasnodar government's press service did not respond to calls Sunday.

The register has turned "into a very effective means of controlling privately owned newspapers," the report said.

But there are plenty of other ways that officials can exert pressure on a privately owned paper.

Krasnodar is a relatively prosperous region, but financing for media is difficult because businessmen are afraid to sponsor papers with an alternative editorial position and advertisers avoid independent publications, said Dmitry Shevchenko, a Krasnodar-based freelance journalist.

"There are big companies in Krasnodar, but their advertising budget goes to papers controlled by the authorities," he said. "Nobody wants problems."

Shevchenko was fired from a local paper last year after authorities complained to his editors over a story he wrote about a woman whose leg was amputated in a city clinic because of medical negligence.

Officials attempt to control journalists' every step, especially during coverage of controversial subjects like Olympics construction or a 2007 oil spill in the straight of Kerch. Border control officers — a branch of the FSB — have cordoned off a section of the shore ever since, keeping television crews and other journalists away from the area most affected by the spill, Shevchenko said.

Sochi-based reporter Semyon Simorov, who works for the Kavkaz Uzel news portal, was turned away when he tried to attend a press event organized in October by Russian Railways, or RZD. The event was to highlight how the state-run company was compensating for the destruction of endangered trees by planting box-tree saplings.

"I registered by sending my information as requested, but my name was not on the list," he said. "In the end, they made me wait about 15 minutes and let in everyone but me."

Kavkaz Uzel, which was founded by rights group Memorial in 2001, has frequently written about environmental problems related to the RZD-led construction of a road from Adler airport to the Krasnaya Polyana ski venues.

Environmentalists said at the time that they saw workers digging saplings out of their natural habitat before the media event.


Dernière édition par Arthur le Lun 1 Mar 2010 - 13:39, édité 2 fois

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Re: Sochi 2014 - ONG, début de la campagne officielle...

Message  Vivre Enrussie le Lun 1 Mar 2010 - 12:33

Pressure on media in the Krasnodar region is making fair coverage of preparations for the 2014 Sochi Games all but impossible, a media watchdog said Saturday, as the host city's mayor visited Vancouver to receive the Winter Olympics flag.

Le "media watchdog" n'est autre que RSF.

www.rsf.org/IMG/pdf/Sotchi_chapitre_complet_FR.pdf

(pas un mot sur l'avancement des travaux et le contenu des messages publies sur SkyscraperCity...)

--------------

RSF, Memorial la campagne de dénigrement des JO débute.

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