Plus que vingt-cinq Noëls à fêter !, par Marie Jégo

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Plus que vingt-cinq Noëls à fêter !, par Marie Jégo

Message  Vivre Enrussie le Lun 11 Jan 2010 - 17:09

07/01/10 - www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/07/plus-que-vingt-cinq-noels-a-feter-par-marie-jego_1288669_3232.html

Calendrier julien oblige, le Noël orthodoxe est fêté chaque 7 janvier en Russie. Célébré en famille autour des mets traditionnels - salade "olivier" (des légumes et de la mayonnaise, l'équivalent de la salade dite "russe" en Occident), harengs "en fourrure", volaille ou porc en gelée - arrosés de champanskoïe (vin mousseux) et de vodka, Noël est, avec le Nouvel An, la fête préférée des Russes. Prétexte à toutes sortes de libations, de toasts et de chants, Noël vient en point d'orgue des vacances d'hiver, dix jours fériés durant lesquels le pays tout entier tombe dans une torpeur aussi profonde que la couche de neige qui unifie le paysage.

A quoi ont pu penser les hommes et les femmes de ce pays en levant leur verre le 1er et le 7 janvier ? Pour commencer, 2010 marque bel et bien la fin des "années zéro" comme disent les Russes en parlant de la période 2000-2009, perçue comme vide de sens. Tout ne peut donc qu'aller mieux. D'ailleurs, le président Dmitri Medvedev l'a confirmé, la crise économique est terminée, le pire a été évité. "Faisons en sorte que les problèmes restent en 2009", a-t-il conclu.
Autre péril en voie de dissipation, l'hémorragie démographique, qui allait crescendo depuis plus de quarante ans, avec un solde négatif et une baisse durable de la population (148,9 millions d'habitants en 1993 ; 141,9 millions en 2009) est en voie d'être jugulée. "Pour la cinquième année d'affilée, la natalité est en hausse ; depuis quatre ans, la mortalité baisse", s'est réjoui le premier ministre, Vladimir Poutine. Et puis, en ce début de 2010, les fondamentaux sont plus solides que jamais. Le prix du baril de pétrole ne cesse de grimper et Vladimir Poutine vient d'être désigné "homme de l'année", selon un sondage du centre d'études de l'opinion publique Levada. Le "leader national" y recueille 67 % des voix, le président Medvedev arrive en deuxième position, avec 50,64 % d'opinions favorables.
Les mauvais esprits prompts à détecter la faille dans le tandem risquent d'être déçus. Entre les deux hommes, l'entente est cordiale. Ne l'ont-ils pas prouvé en skiant côte à côte sur les pistes, à Sotchi, le 4 janvier ? Certes, leurs entourages respectifs - les siloviki, ou partisans de la méthode forte côté Poutine, les siviliki, plus civilisés, côté Medvedev - n'ont pas fini de s'écharper ! L'année 2010, rappelle-t-on à Moscou, va servir de lever de rideau à la présidentielle de 2012 pour laquelle le premier ministre et son président se sont d'ores et déjà déclarés candidats.
2012 sera probablement sans surprise : le premier ministre a toutes les chances d'être élu président et le président pourrait devenir premier ministre. Ce jeu de chaises musicales a l'avantage d'être prévisible, ce qui n'est pas fait pour déplaire à une population exténuée par les bouleversements des vingt dernières années. La stabilité, voilà le maître mot. Et puis la prudence commande de ne pas trop se projeter dans l'avenir. "Personne ne veut savoir ce qui se passera dans dix ou vingt ans. La population se garde bien d'épargner, tandis que nos dirigeants, incapables de faire réparer le réseau routier de façon durable, sont exactement sur la même ligne", explique Marina, une mère de famille d'Obninsk, dans les environs de Moscou.
Mais voilà que les scientifiques de Roskosmos, l'agence spatiale russe, ont bien failli gâcher la fête. Pour eux, la fin du monde est programmée pour 2036, quand la Terre sera percutée par l'astéroïde géant Apophis, un corps métallique volant de 350 mètres de diamètre pesant 20 millions de tonnes. Une telle collision, d'une force équivalente à 58 000 fois la bombe utilisée à Hiroshima, suffirait à créer un désert grand comme la France si elle venait à se produire sur la terre ferme ; un raz de marée géant si elle survenait en mer. La mauvaise nouvelle a été révélée le 30 décembre, juste à la veille des fêtes.
Quel coup porté au moral des Russes ! Aucun détail ne leur a été épargné. On ne leur a pas caché qu'Apophis, nommé ainsi d'après le dieu égyptien Apep (le "destructeur"), menace leur pays. D'après Anatoli Perminov, le numéro un de Roskosmos, il y aurait même un risque d'impact dès 2032 avec, en ligne de mire, le sud de la Fédération. Impossible de rester les bras croisés, en attendant l'astéroïde. "Mieux vaut dépenser quelques millions de dollars pour créer un système permettant de prévenir une collision que d'attendre qu'elle se produise en entraînant la mort de milliers de personnes", a-t-il prévenu.
De son côté, l'Agence spatiale américaine (NASA) estime qu'un tel scénario est peu plausible. Une récente estimation américaine, fondée sur de nouvelles observations, explique que la probabilité qu'Apophis "entre en collision avec la Terre, le 13 avril 2036, est passée de 1 sur 45 000, à 1 sur 250 000", a indiqué la NASA dans un communiqué.
Roskosmos n'en croit rien. Dès la fin de la trêve festive, le conseil scientifique de l'agence se réunira à huis clos pour élaborer un plan d'action. Il est question d'envoyer un vaisseau spatial programmé pour pulvériser l'astéroïde. On respire en apprenant que la destruction du monstre de métal ne se fera pas à l'arme nucléaire, mais en exploitant "les lois de la physique". Quel soulagement ! On ne peut que rendre grâce à Roskosmos, sans lequel il ne resterait plus que vingt-cinq Noëls à fêter !

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Re: Plus que vingt-cinq Noëls à fêter !, par Marie Jégo

Message  Alexandre LATSA le Lun 11 Jan 2010 - 21:53

Arthur a écrit:07/01/10 - www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/07/plus-que-vingt-cinq-noels-a-feter-par-marie-jego_1288669_3232.html

Calendrier julien oblige, le Noël orthodoxe est fêté chaque 7 janvier en Russie. Célébré en famille autour des mets traditionnels - salade "olivier" (des légumes et de la mayonnaise, l'équivalent de la salade dite "russe" en Occident), harengs "en fourrure", volaille ou porc en gelée - arrosés de champanskoïe (vin mousseux) et de vodka, Noël est, avec le Nouvel An, la fête préférée des Russes. Prétexte à toutes sortes de libations, de toasts et de chants, Noël vient en point d'orgue des vacances d'hiver, dix jours fériés durant lesquels le pays tout entier tombe dans une torpeur aussi profonde que la couche de neige qui unifie le paysage.

A quoi ont pu penser les hommes et les femmes de ce pays en levant leur verre le 1er et le 7 janvier ? Pour commencer, 2010 marque bel et bien la fin des "années zéro" comme disent les Russes en parlant de la période 2000-2009, perçue comme vide de sens. Tout ne peut donc qu'aller mieux. D'ailleurs, le président Dmitri Medvedev l'a confirmé, la crise économique est terminée, le pire a été évité. "Faisons en sorte que les problèmes restent en 2009", a-t-il conclu.
Autre péril en voie de dissipation, l'hémorragie démographique, qui allait crescendo depuis plus de quarante ans, avec un solde négatif et une baisse durable de la population (148,9 millions d'habitants en 1993 ; 141,9 millions en 2009) est en voie d'être jugulée. "Pour la cinquième année d'affilée, la natalité est en hausse ; depuis quatre ans, la mortalité baisse", s'est réjoui le premier ministre, Vladimir Poutine. Et puis, en ce début de 2010, les fondamentaux sont plus solides que jamais. Le prix du baril de pétrole ne cesse de grimper et Vladimir Poutine vient d'être désigné "homme de l'année", selon un sondage du centre d'études de l'opinion publique Levada. Le "leader national" y recueille 67 % des voix, le président Medvedev arrive en deuxième position, avec 50,64 % d'opinions favorables.
Les mauvais esprits prompts à détecter la faille dans le tandem risquent d'être déçus. Entre les deux hommes, l'entente est cordiale. Ne l'ont-ils pas prouvé en skiant côte à côte sur les pistes, à Sotchi, le 4 janvier ? Certes, leurs entourages respectifs - les siloviki, ou partisans de la méthode forte côté Poutine, les siviliki, plus civilisés, côté Medvedev - n'ont pas fini de s'écharper ! L'année 2010, rappelle-t-on à Moscou, va servir de lever de rideau à la présidentielle de 2012 pour laquelle le premier ministre et son président se sont d'ores et déjà déclarés candidats.
2012 sera probablement sans surprise : le premier ministre a toutes les chances d'être élu président et le président pourrait devenir premier ministre. Ce jeu de chaises musicales a l'avantage d'être prévisible, ce qui n'est pas fait pour déplaire à une population exténuée par les bouleversements des vingt dernières années. La stabilité, voilà le maître mot. Et puis la prudence commande de ne pas trop se projeter dans l'avenir. "Personne ne veut savoir ce qui se passera dans dix ou vingt ans. La population se garde bien d'épargner, tandis que nos dirigeants, incapables de faire réparer le réseau routier de façon durable, sont exactement sur la même ligne", explique Marina, une mère de famille d'Obninsk, dans les environs de Moscou.
Mais voilà que les scientifiques de Roskosmos, l'agence spatiale russe, ont bien failli gâcher la fête. Pour eux, la fin du monde est programmée pour 2036, quand la Terre sera percutée par l'astéroïde géant Apophis, un corps métallique volant de 350 mètres de diamètre pesant 20 millions de tonnes. Une telle collision, d'une force équivalente à 58 000 fois la bombe utilisée à Hiroshima, suffirait à créer un désert grand comme la France si elle venait à se produire sur la terre ferme ; un raz de marée géant si elle survenait en mer. La mauvaise nouvelle a été révélée le 30 décembre, juste à la veille des fêtes.
Quel coup porté au moral des Russes ! Aucun détail ne leur a été épargné. On ne leur a pas caché qu'Apophis, nommé ainsi d'après le dieu égyptien Apep (le "destructeur"), menace leur pays. D'après Anatoli Perminov, le numéro un de Roskosmos, il y aurait même un risque d'impact dès 2032 avec, en ligne de mire, le sud de la Fédération. Impossible de rester les bras croisés, en attendant l'astéroïde. "Mieux vaut dépenser quelques millions de dollars pour créer un système permettant de prévenir une collision que d'attendre qu'elle se produise en entraînant la mort de milliers de personnes", a-t-il prévenu.
De son côté, l'Agence spatiale américaine (NASA) estime qu'un tel scénario est peu plausible. Une récente estimation américaine, fondée sur de nouvelles observations, explique que la probabilité qu'Apophis "entre en collision avec la Terre, le 13 avril 2036, est passée de 1 sur 45 000, à 1 sur 250 000", a indiqué la NASA dans un communiqué.
Roskosmos n'en croit rien. Dès la fin de la trêve festive, le conseil scientifique de l'agence se réunira à huis clos pour élaborer un plan d'action. Il est question d'envoyer un vaisseau spatial programmé pour pulvériser l'astéroïde. On respire en apprenant que la destruction du monstre de métal ne se fera pas à l'arme nucléaire, mais en exploitant "les lois de la physique". Quel soulagement ! On ne peut que rendre grâce à Roskosmos, sans lequel il ne resterait plus que vingt-cinq Noëls à fêter !

L'année de la Quenelle ... Ça existe en Russie ?

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Re: Plus que vingt-cinq Noëls à fêter !, par Marie Jégo

Message  Invité le Lun 11 Jan 2010 - 22:07

Je ne suis pas un spécialiste de la cuisine russe, mais il ne me souvient pas avoir de quenelles ici, en Russie. Seul Fred pourrait nous éclairer sur cette question fondamentale ...

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Re: Plus que vingt-cinq Noëls à fêter !, par Marie Jégo

Message  Invité le Lun 11 Jan 2010 - 23:20

Point de quenelles en Russie a ma connaisance...
Mais toujours autant d'ineptie et de russophobie dans les commentaires de cette "journaliste"
C'est vraiment triste et affligeant...

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